Evan FOURNIER nous parle de la nutrition du basketteur et de son chef !

Aujourd’hui, Evan Fournier l’arrière français du Orlando Magic, va nous parler de sa nutrition. C’est un sujet qu’il prend très au sérieux avec le concours d’un chef qui lui concocte des plats sur mesure.

Découvrez ci-dessous la vidéo spéciale nutrition publiée sur la page Youtube d’Evan Fournier dans la série « Fournier for real ».

Evan Fournier

Alors aujourd’hui on va parler de nutrition je vous ai ramené mon Chef Simon en exclusivité.

Donc comme vous le savez un c’est très important de bien se nourrir et donc voilà on va faire les courses et c’est parti.

Simon : Alors ce soir au menu Evan : bœuf tartare. Et en plat, on va faire un « grouper » : du mérou donc avec des petites patates sautées au four, soit des brocolis s’ils sont organiques ou sinon on prendra des choux de Bruxelles.

Evan : La nutrition est une partie intégrante de la vie d’un sportif de haut niveau. Plus tu vieillis et plus tu comprends ce dont ton corps a besoin et tu sens vraiment les bénéfices d’une bonne alimentation.

C’est un peu comme ton entraînement : c’est à dire que quand tu ne manges pas bien, tu ne te sens pas bien, tu culpabilise un petit peu. Et quand tu sais que tu as une bonne alimentation, tout va bien et tu sais que ton corps et au top.

Simon : Je m’appelle Simon Reverchon, j’ai 27 ans. Je travaille avec Evan Fournier depuis 3 ans. Avant ça j’étais au 4 seasons, un restaurant de luxe ici sur Orlando.

Evan : Alors la rencontre avec Simon, c’était un peu par hasard, ça s’est fait par Snapchat, sur les réseaux sociaux. Il s’était présenté en tant que chef, et il se trouvait que j’avais besoin d’un chef à ce moment là. Et du coup je lui ai dit : « je te fais passer une semaine d’essai », on a beaucoup aimé ce qu’il nous a fait à manger et voilà, ça a commencé comme ça.

Simon : Le premier jour ? Je ne savais pas à quoi m’attendre en fait.

C’est vrai que je suis français, du coup je connais la cuisine au beurre, une cuisine qui est déjà assez généreuse.

Et du coup au premier rendez-vous, en gros il m’a dit ça : « plus de beurre, on évite un peu les matières grasses. » Donc cela n’a pas été facile au début.

Ma manière de cuisiner surtout chez Bocuse et tout ça c’était vachement « que du beurre, de la matière grasse », « plus il y a de beurre, mieux c’est ». Et je m’y suis fait en fait, ça a été rapide.

Evan : Tout ce que tu investis à la salle de basket, il faut que tu investisses aussi en dehors, avec les soins, la nutrition, le sommeil, les étirements etc. Donc ça fait partie intégrante du statu de sportif. Il faut être autant professionnel sur le terrain qu’en dehors. Et la nutrition fait partie de ça.

Simon : Je sais que pendant la saison par exemple, il va manger quand même en quantité. Off season, il va prendre plus soin de son corps. Du coup je sais très bien que des fois il va me dire « il faut que je perde du poids », qu’on va faire en sorte bas qui perd du poids.

Evan : On se met d’accord tout le temps par rapport à mes objectifs. Par rapport à ce dont j’ai besoin, ce que je ressens etc.

Et puis sincèrement, avoir un chef c’est un gain de temps incroyable, c’est un gain d’énergie à ne pas penser « qu’est-ce que je vais manger ce soir ».

Tous les soirs avec Laura on se disait « qu’est-ce qu’on mange » et on finissait dehors et pour un peu qu’on ai la flemme on finissait dans un fast food.

C’est un luxe que j’ai la chance de pouvoir me payer et donc j’en profite pleinement.

On essaie de bosser avec Simon sur l’année globale, pas uniquement sur la saison. C’est à dire qu’on le ramène en France. Il est rentré 3 semaines, juste avant l’équipe de France. Pour que je sois en forme pour la prépa.

On essaie d’être bien durant l’intersaison aussi parce que c’est une phase qui est très importante.

De temps en temps je me pète le bide ! Je lui demande de me faire des pancakes. Pour que quelque chose se construise sur la durée, il ne faut pas que ce soit trop contraignant non plus. On en peut pas faire un programme militaire pendant 5 ans, ce n’est pas possible. Il faut trouver le juste milieu.

Les seuls moments de ma vie où j’ai cuisiné, c’est quand j’étais à Nanterre, quand j’avais 16 ans et demi. Je savais faire un plat ! J’avais mon cuiseur, je mettais le riz blanc. A la casserole je faisais des lardons Herta, crème fraîche. Je balançais ça dans le cuiseur directement. Je mettais du curry par dessus, je prenais une cuillère et je mangeais ça. Je mangeais ça, peut-être 5 fois par semaine.

Simon : Je suis en relation avec Laura. C’est avec elle que je prévois les menus. Quand il manque des choses par exemple dans la cuisine, elle va me texter le matin.

Evan : Moi je suis concentré sur mes matchs et mes entraînements, je n’ai pas le temps. Ce n’est pas moi qui communique avec Simon, c’est Laura. C’est elle qui s’en occupe, c’est son TAF. Moi je mange c’est tout.

Ian Mahinmi : Fourmiz !

Evan : Ianou ! Mais tu es à l’heure ! Qu’est-ce qui se passe ?

Ian : Evan, pour moi c’est comme un frère donc à chaque fois que j’arrive à Orlnado, je viens à la maison. « Simon il a fait quoi ce soir ? On va déboucher une petite bouteille de vin… » Donc c’est devenu un peu un rendez-vous.

Le truc qui est relou c’est que tu n’étais pas très très bien, et depuis que tu as mis ton petit shoot au buzzer, le gars est revenu dans sa zone de confort ! Tu as fait quoi ? Tu étais dans le trou, tu faisais un vieux match : 4/14 ! Et là, dernière possession, qu’est-ce qui se passe ? Explique nous (rires).

Jeremy Medjana (agent d’Evan et de Ian) : Amenez un ballon s’il vous plait (rires).

Evan : Écoute, le coach fait un système, j’ai la balle et j’ai tiré c’est tout.

Ian : Est-ce que c’est un shoot que tu travailles à l’entraînement régulièrement ?

Evan : Oui bien-sûr ! Toujours ! Always ! You play how you practise !

Ian : Moi j’ai vu plusieurs gars manger des hotdogs du concessionnaire juste à côté…

Evan : Moi j’ai vu des gars prendre des pizzas entières juste avant le game !

Ian Mahinmi

Je pense que ce que tu mets dans ton corps c’est ce qui te donne ta forme et ta santé.

J’ai aussi trouvé un très bon chef à Washington qui m’aide beaucoup au jour le jour. Mais c’est vrai que pour moi ça a toujours été un peu essentiel j’ai toujours fait attention.

Simon : Mérou rôti au four avec brocolis sautés à l’ail !

Evan : All wright !

Ian : C’est pas mal ça !

Jérémy : Simon c’est très bon !

Laura Fournier : Tu fais quoi en ce moment comme régime ?

Ian : Je suis repassé en normal. Je mange de la viande rouge peut-être une fois par semaine, le chicken, c’est revenu un peu. Et après ça reste clean : beaucoup de fruits, beaucoup de légumes. Et encore beaucoup de poisson oui.

Evan : C’était quoi ta diète déjà ?

Ian : Poisson, fruits et légumes.

Jérémy : Il faut montrer aux jeunes ce qu’on a dans nos assiettes.

Ian : Un peu de brocolis, un peu de poissons, un peu de pommes de terre. Evan, pas mal tes petites potatoes !

Jérémy : Tu as des coéquipiers qui ont des chefs ?

Evan : Chez moi il y a « Voutch » (Nikola Vučević) qui essaie d’avoir un chef. C’est d’ailleurs Simon qui lui a recommandé un chef.

Ian : La majorité des gars ont un chef. On va dire ceux qui sont un peu confirmés dans la ligue, ils ont un chef.

Dans mon équipe : Otto Porter, John Wall, Bradley Beall, Markieff Morris, Kelly Oubre Jr ont un chef.

Bon on se dit à demain, bon courage frérot ! Que le meilleur gagne comme on dit.

Olando Magic 117 – 108 Washington Wizards

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